ODES

ODES

ODES.1

Henry PURCELL
Ode pour l’anniversaire de la Reine Mary

Valentin VILLARD
Ode à la Vierge

Georg Friedrich HAENDEL
Ode pour l’anniversaire de la Reine Ann

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PRÉSENTATION
Odes De la célébration des Reines aux célébrations de la Vierge, la frontière s’oublie sans ombrage lorsqu’il s’agit de rendre hommage à la femme, reine, muse, mère, sainte, épouse ou sœur.
Ce concert vous offre une passerelle fervente entre les femmes célébrées d’antan et celles qui touchent chaque auditeur, sous le charme des harmonies comme de ces petites reines d’ici et d’ailleurs dans un collège d’Ensembles qui allient la compétence professionnelle et la passion de la musique baroque dans sa plus haute exigence et le respect philologique : L’Ensemble de Joux a ainsi proposé à l’Ensemble Vocal de Poche de Genève, spécialiste de Purcell et de ses contemporains, qui a répondu avec grand enthousiasme à cette proposition. Puis l’enthousiasme a rejoint les chefs Daniel Meylan et Nicolas Reymond qui se proposent de préparer leurs meilleurs chœurs (Camerata Baroque, Sobalte, et le chœur de l’HEMU, Lausanne) afin d’offrir un chœur d’une puissance à la hauteur du défi artistique.
Octobre est une période faste pour la célébration de Marie dans la culture chrétienne et la possibilité d’annoncer ce mois par une fête en hommage aux femmes s’inscrit dans le respect des lieux où cette musique résonne au mieux: cathédrales où l’acoustique et l’espace offrent un écrin des plus grandioses à ces chefs d’œuvres du Baroque, comme aux trouvailles spatiales des compositeurs de notre siècle qui s’inscrivent dans la sensibilité radieuse de l’héritage musical en fusionnant les trésors de leurs prédécesseurs aux agréments de la liberté que la composition permet à présent. Valentin Villard est l’un d’entre eux.
Il m’est tout naturellement venu ensuite à l’évidence que le visuel avait son rôle à jouer dans la célébration de la femme, muse et représentation de la création en acte dans l’enfantement ; et que des artistes plasticiens pouvaient rehausser la magie de l’art dévolu à cette créature. Ainsi suis-je rentrée en contact avec des créateurs de Suisse Romande que je côtoie aussi par cette passion croisée qui me fait vibrer, afin qu’ils puissent proposer des œuvres qui célèbrent la femme dans l’espace du concert, relais visuel aux méditations des spectateurs dans une réalisation d’un spectacle pluridisciplinaire plus éloquent entre l’ère baroque et notre modernité. Christine Demière et ses sculptures de femmes nuages, Daniel Frank et ses immenses portraits peints. Je me réjouis d’entrer aussi en contact avec d’autres artistes locaux de votre région.

NOTES POUR UNE MISE EN ESPACE
Odes Imaginez une cathédrale. Sa majesté. L’art vous appelle.
Vous entrez et le seuil de l’édifice se fait déjà antichambre de la célébration: vous êtes accueillis par les œuvres des artistes qui vous invitent au plaisir de l’œil averti.
La cathédrale s’est muée en musée éphémère et l’auditeur pourra cheminer lors d’une première rencontre avec les œuvres visuelles.
Puis l’Ensemble de Joux prend ses quartiers et les premières volutes des harmonies résonnent dans l’accord des instrumentistes comme une invitation à rejoindre sa place.
Le grand chœur offre alors un cortège solennel et offre un éventail autour de l’Ensemble de Joux, en se déployant autour du proche public, l’Ensemble Vocal de Poche achevant l’exposition des interprètes en arc autour de l’Ensemble de Joux.
L’Ode pour l’anniversaire de la Reine Mary de Purcell vous entraîne alors dans une première partie pleine de charmes doux et subtiles.
Puis les chœurs se scindent, l’espace se dynamise et gagne en profondeur pour vous offrir une création mondiale de l’Ode à la Vierge de Valentin Villard, mis au défi de la polychoralité et des effets d’écho selon des techniques qu’emploiera également Haendel dans la troisième partie de ce concert.
Lorsque l’Ode pour l’anniversaire de la Reine Ann s’ouvre, la magie opère, la trompette se mêlant à la voix de tête du contre-ténor dans un dialogue dont seul Haendel a le secret.
Lorsque l’harmonie jouissive des chœurs s’achève sur leurs derniers accords, les œuvres plastiques vous attendent pour une dernière danse esthétique avant que l’auditeur puisse dialoguer à son tour avec les musiciens dans la joie d’une cordiale agape offerte par les membres des chœurs.
Les jeux de polychoralité qui me sont chers mettent les auditeurs dans une autre dimension, non plus seulement témoins des œuvres qui se déploient devant eux, à plus ou moins longue distance, mais parties prenantes enveloppées par les sons d’une façon bien plus engageante et vibratoire. La musique les prend comme dans un cocon, dans un vague rappel d’un monde utérin, mémoire d’un temps ou l’on ressentait bien plus fortement chaque dissonance, chaque tension harmonique du ressenti maternel exalté par le miracle de la gestation. Un hommage à la femme ne pouvait négliger cette magie qui se manifeste tant dans la création de Valentin Villard faisant allusion à la puissance de la femme céleste que dans le final de l’Ode de Haendel qui réjouit les cœurs dans l’enthousiasme de l’hommage à la grandeur d’une Reine d’ici bas à la frontière du divin.
Ainsi l’auditeur se trouve-t-il invité au milieu du monde créatif, charmé par tous ses sens, interpellé par tout l’environnement qui l’invite à la magnificence artistique célébrant la femme dans toutes ses dimensions.

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